Vers le renforcement du Programme-Assurance-Qualité dans l’enseignement supérieur

Du 1er au 03 décembre 2016  s’est tenu dans la capitale burkinabè, Ouagadougou, un atelier organisé par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Cet atelier vise à valider l’état des lieux de l’assurance qualité dans ses Etats membres et envisager les perspectives. Des enseignants burkinabè ont été décorés pour la circonstance.

La problématique de la qualité de l’enseignement supérieur au cœur des échanges d’environs 70 personnes de 15 pays. Cette initiative est du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) en partenariat avec l’Organisation des nations-unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

L’enjeu majeur de cet atelier était de renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les pays membres du CAMES. Ainsi, deux points importants figuraient à  l’ordre de  cette rencontre. Il s’agit de la validation de l’état des lieux du Programme-Assurance- Qualité (PAG) dans les pays membres du CAMES et,  partant de là, produire un rapport riche de plusieurs recommandation afin de permettre davantage le rehaussement du  niveau de l’enseignement supérieur.

A l’ouverture de cet atelier des personnalités burkinabé issues de l’enseignement supérieur ont vue leurs efforts récompensés par l’ordre international des palmes académiques (OIPA) du CAMES. Ce sont au total, douze récipiendaires  qui ont intégrés l’OIPA. Selon le secrétaire général du CAMES, Bertrand Mbatchi, ces personnalités de l’enseignement supérieur ont fait preuve d’engagement pour la cause du savoir. Toute chose qui a prévalu une telle distinction.

Le président du conseil national du patronat burkinabé, Brahima Nacoulma,  par ailleurs récipiendaire a au nom de ses confrères,  exprimé sa gratitude au premier responsable de l’institution panafricaine « Les distinctions que nous recevons avec l’honneur et l’humilité qui sied en pareille circonstance, sonnent comme un encouragement à mieux faire » a laissé entendre le porte -parole des récipiendaires.

Des communications ont été faites au cours de cet atelier par d’éminentes personnalités de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il s’agit, entre autres,  de celle portant sur le renforcement de la communication entre les institutions de l’enseignement supérieur. Ainsi, à la cérémonie officielle de clôture dudit atelier ce 03 décembre à Ouagadougou, un rapport de synthèse à été établi.

Sur la base de ce rapport, des avancées ont été enregistrées certes, mais les défis restent  à relever. En  conclusion de ce rapport, il est à noter entre autres, que le système LMD (Licence-Master-Doctorat) a été effectivement adopté et mis en œuvre  dans l’espace CAMES, l’existence d’un établissement d’enseignement supérieur public estimé à 72,7%, la cote de connaissance du programme- assurance -qualité du CAMES évaluée à 72,7%.

Au regard de ces insuffisances, les participants ont formulé quelques recommandations. Il s’agit notamment du réseautage des acteurs de l’assurance qualité dans les pays membres du CAMES en vue d’un meilleur partage des bonnes pratiques, de la mise en place d’un portail d’information sur l’assurance qualité et le renforcement de la communication entre les acteurs de l’assurance qualité, d’une part, et entre les institutions d’enseignement supérieur, d’autre part.

Le parrain de la cérémonie et vice président du conseil des ministres du CAMES ; le Ministre Filga Michel Sawadogo  a salué à sa juste valeur l’arrêté pris par le CAMES limitant à cinq ans la duré de la validation des certifications des diplômes en vue de leur renouvellement.

Yvette Nadège Mossé

(Visited 48 times, 1 visits today)

About The Author

Vous pourriez être intéressé par

Et si vous donniez votre avis ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.