Rdc : Haut- Katanga : le chef Mako sensibilise sa population à la relance agricole

Le village mako est situé sur l’axe Lubumbashi – Kasumbalesa, à 32 km de la capitale cuprifère, dans le sud de la province du haut – Katanga. Le village mako a une superficie de 3 km2 avec une population estimée à 4 milles âmes. Cette population est constituée à majorité de Balamba, de la chefferie Kaponda dans le territoire de Kipushi. Au retrouve également d’autres peuples des plusieurs tribus qui ont choisi ce village pour des activités agricoles et la vente de charbon de bois (makala en swahili).

De puis le mois de septembre 2017 le chef mako multiplie la sensibilisation pour appeler sa population à s’adonner aux travaux champêtres afin de réduire la carence en maïs dans ce village. Chaque samedi, devant son palais royal, le chef mako réuni ses sujets pour faire le point sur la saison culturale dans cette partie du territoire de Kipushi. A l’heure actuelle, le chef mako a eu à tenir 4 réunions. La population a au cours de ces réunions évoquées plusieurs difficultés qui freinent la développement agricole dans ce village, notamment la pratique artisanale de la agriculture (cultiver à la houe), le manque de intrants agricoles et de l’absence de la politique d’encadrement dans le domaine agricole par l’État congolais. Une autre difficulté, ce le coût par hectare pour louer un tracteur qui varie entre 200 à 250$ américains prix jugé excessif pour les petits producteurs agricoles de mako.

Face à cette tableau sombre présentait par la population de ce village, le chef du village a promis de s’y investir pour que cette année son village arrive à produire une bonne quantité de maïs localement au lieu de dépendre de la Zambie. Le chef mako pense à rencontrer dans un premier temps, la chefferie Kaponda pour appuyer la démarche des agriculteurs du village afin d’obtenir l’appui d’abord de l’État congolais, ensuite des ONGD œuvrant dans le domaine agricole à Kipushi.

Depuis plusieurs années, l’agriculture pratiquait par population de mako est une agriculture de survie. Les familles cultivent juste pour leur survie. L’autorité traditionnelle du village espère que cette année cette agriculture de survie pourra s’accroître et permettre aux villageois de quoi commercialiser et aussi des réserves. Comparativement à d’autres contrées de cette partie du territoire de Kipushi où il n’y a que les femmes et les enfants qui s’adonnent à l’agriculture, les hommes eux, passent leur temps à prendre leurs boissons traditionnelles le munkoyo ou le lutuku. Mais ici cette toute la famille qui s’impliquent dans les travaux champêtres, entendez Papa, Maman et les enfants à l’âge d’épauler leurs parents. Ils se réveillent tôt le matin pour prendre le sentier qui mène vers les champs. Et c’est à la tombée de la journée que quelques familles regagnent le village mako, d’autres par contre restent aux champs deux jours voire des semaines.

Le cas de cette faible production agricole au village mako résume les réalités des plusieurs autres villages, chefferies, groupements, secteurs, cités et territoires du haut katanga. Ces endroits connaissent également la carence en maïs. Juste qu’alors, la Zambie continue à fournir du maïs aux provinces du grand Katanga et du grand Kasaï. Il vous souviendra que depuis 2002 jusqu’à 2016 le budget alloué à l’agriculture par les différents gouvernements de la République n’a pas atteint le 3%. Comment alors espéré voire cette population paysanne de mako bénéficie de l’appui du gouvernement congolais car les priorités de tous ces gouvernements ont été focalisées ailleurs. Il est bien beau d’accompagner cette politique de relance agricole amorcée par le chef mako.

Cherif Kalassa

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