Gestion des industries extractives : le Burkina, assez bon élève…

L’ONG National Resources Governance Institute (NRGI) a rendu public son rapport sur la gouvernance dans le secteur des industries extractives. Le Burkina Faso occupe la 20e place sur un total de 81 pays.

En l’espace de 10 ans, le Burkina Faso a connu un véritable boom minier. Le pays qui ne comptait alors aucune mine industrielle fait de l’or son premier produit d’exportation. La contribution du métal jaune au Produit intérieur brut se situe aujourd’hui entre 7 et 10%, et le secteur minier industriel emploierait environ 7000 nationaux.

Mais qu’en est-il de la gestion de ce secteur au Burkina ? Selon une étude réalisée par l’ONG National Resources Governance Institute (NRGI), le Burkina est classé 20e sur 81 pays, en matière de gouvernance dans le secteur des industries extractives. Il s’en sort avec une note de 59 sur 100 jugée satisfaisante.

Comment se mesure l’indice de gouvernance des industries extractives d’un pays?

L’indice de gouvernance dans le secteur des industries extractives d’un pays se mesure sur la base de 03 composantes. Premièrement, il s’agit d’évaluer l’environnement juridique, c’est-à-dire  les dispositifs qui encadrent les actions d’extraction, d’exploration, de production et de protection de l’environnement. Deuxièmement, cet indice tient compte de la gestion des revenus. La troisième composante prend en compte la stabilité politique, la lutte contre la corruption, la liberté d’expression et bien d’autres facteurs.

Quel pays gouverne le mieux ?

Selon le rapport de l’ONG NRGI, la Norvège occupe le premier rang mondial en matière de gouvernance dans les industries extractives. Viennent ensuite le Royaume-Uni, le Chili et le Canada. A coté du Burkina, se trouvent des pays tels que le Ghana, le Mexique et le Botswana qui ont obtenu dans l’ensemble des notes satisfaisantes. Quant à la Lybie, la Guinée Equatoriale, le Soudan et l’Érythrée, ils occupent les dernières marches du podium.

Pour que les choses aillent de l’avant, l’ONG NRGI a fait des recommandations. Elle préconise entre autres que davantage d’études soient réalisées afin d’améliorer la gouvernance dans les industries extractives. L’ONG espère également que les mesures de transparence soient multipliées et qu’on vote des lois qui exigent la divulgation de l’identité des bénéficiaires réels des compagnies pétrolières et minières.

Resbron Guy Barry

(Visited 89 times, 1 visits today)

About The Author

Vous pourriez être intéressé par

Et si vous donniez votre avis ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.