Circulation illégale des taxis à gaz butane dans la ville de Ouagadougou : a-t-on trouvé la solution ?

L’étau se resserre autour des taximen qui ne souhaitent pas obtempérer. Le délai fixé par la Fédération nationale des Syndicats des Taximen et Acteurs du Transport urbain du Burkina (FNTS/ATU-B) – pour que l’ensemble des taximen du Burkina cessent d’utiliser le gaz butane au profit de l’essence ou du gasoil – a expiré le 30 octobre dernier. De même, la sentence du gouvernement est tombée: « les policiers ont désormais ordre de saisir les taxis et tout véhicule utilisant le gaz butane comme combustible », a informé le ministre des transports lors d’un point de presse ce 2 février 2017 à Ouagadougou.

 « Les services de police ont l’instruction de saisir les véhicules munis de bonbonnes de gaz au cours de leur contrôle », déclarait Souleymane Soulama, le ministre des transports burkinabè lors de la conférence de presse. Et Simon Compaoré (Ministre de la sécurité intérieure) de renchérir : « la sécurité n’est pas quelque chose de marchandable. Lorsqu’il s’agit de prendre des dispositions pour  faire en sorte que des événements malheureux n’interviennent pas, on ne marchande pas. On s’assume ! ». Quant aux syndicats des taximen du Burkina, ils semblent avoir pris conscience des dangers que comporte l’utilisation du gaz butane comme carburant. «Il y a des taximen, quand ils vous parlent, vous sentez même l’odeur du gaz, nous savons que cela est en train de les tuer à petit feu, mais dans notre tournée de sensibilisation, les gens ont compris que le gaz est très dangereux», déclarait le président de la fédération des taximen burkinabè, Emmanuel Adama Nacoulma.

Selon le président de la FNTS/ATU-B, ils étaient quelque 2000 taximen à circuler avec des véhicules à gaz au Burkina en octobre 2016. Face à l’injonction de l’Etat et des syndicats des taximen, certains se sont désistés. Les autres continuent, jusqu’à présent, de circuler tout bonnement avec ces bombes ambulantes, mettant chaque jour en danger la vie de milliers de Burkinabè. Une étape décisive vient d’être franchie dans la lutte contre les taxis à gaz. L’échéance de la sensibilisation a expiré, place maintenant à la coercition. La nouvelle sentence du gouvernement qui donne « instruction aux services de police de saisir les véhicules munis de bonbonnes de gaz au cours de leur contrôle » permettra-t-elle de faire changer la donne ? Pour sa part en tout cas, le président de la FNTS/ATU-B semble être confiant. « Nous pouvons vous rassurer que tous les taximen sont prêts à revenir à l’essence et au gasoil», assurait Adama Nacoulma au quotidien d’information générale Sidwaya.

Resbron Guy Barry

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