Burkina 28e congrès de l’UGEB : que retenir ?

Environ 600 délégués, venus des quatre coins du pays, ont pris part au 28e congrès ordinaire de l’UGEB, Union générale des étudiants du Burkina. Le congrès qui a refermé ses portes ce 28 août a permis de se pencher sur les conditions de vie et d’étude des étudiants au Burkina. Les congressistes ont également eu l’occasion de passer en revue l’actualité nationale et internationale.

A propos de l’école Burkinabè

Selon les congressistes, l’école burkinabè est en faillite. Une crise qui concerne tous les ordres de l’enseignement, à en croire Ismaël Traoré, le président du Comité exécutif de l’UGEB. « Aucun des ordres d’enseignement n’échappe à cette crise depuis la souscription au pays au Programme d’ajustement structurel (PAS) devenu aujourd’hui le Plan national de développement économique et social (PNDES)», a-t-il laissé entendre.

Les congressistes se sont surtout appesantis sur le cas particulier de l’enseignement supérieur. Pour ceux-ci, les universités publiques sont dans une mauvaise posture. «  Sur le plan académique, les universités publiques de notre pays sont dans un chaos indescriptible. Cela s’explique par l’application zélée du système Licence-Master-Doctorat (LMD) qui engendre des retards, des chevauchements de semestres et d’années académiques, le taux d’échec et d’abandon élevés », a martelé Ismaël Traoré.

Les conditions de vie de l’étudiant Burkinabè

Quand on est étudiant dans le public, se nourrir, se loger et bénéficier des œuvres sociales relève d’un parcours du combattant. Et les congressistes n’ont pas manqué de le préciser. « La ‘’clochardisation’’ de l’étudiant se poursuit. Les prestations sont insuffisantes. Au Centre universitaire polytechnique de Dédougou par exemple, on ne sert que 400 plats par jour pour 800 étudiants. Il existe aussi des textes liberticides autorisant l’intervention des forces de défense et de sécurité sur les campus, en flagrante violation des franchises universitaires », a expliqué le président du Comité exécutif de l’UGEB.

Autres points de l’actualité

Le congrès retient que le Burkina Faso subit les répercussions de « la crise du système capitaliste impérialiste au plan social, politique et économique ». « Cela se caractérise par l’aggravation de la misère. On espérait que trois ans après la chute du régime Compaoré, les choses devraient aller pour le mieux. Si les hommes et les femmes peinent à joindre les deux bouts, ce n’est pas le cas pour les nouveaux dirigeants qui vivent dans le luxe », a déploré Ismaël Traoré.

Resbron Guy Barry

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